Depuis 2005 Animation & Organisation Soirées tradi et Reggae" " Live " Percussions + DJ'S World an' 'Reggae Assoc. La Sauc' Maloya DJ Live Up (Steph) Syncope
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Hommage à Azor (Haiti)
La mort prématurée le 17 juillet 2011 en Haiti de Azor, fameux percussioniste et chanteur de muzik rasin vodou de Haiti nous a touché.
Nous republions icil'interview que Syncope avait réalisée en 2004.
Ecrit par Stéphane Delphin
DEBA : Chants soufis de la région de Mayotte* et des Comores
Que dire de cet art et de ces femmes mahoraises ? Qu’elles chantent leur foi musulmane à la perfection. Qu’elles sont majestueuses et royales de simplicité…Un voyage vibrant, la tête dans les aigus féminins et les pieds bien sur terre, grâce à des rythmes simples et épurés.
Un contretemps animé par l’une des chanteuses, en quelque sorte une MC (Master of Ceremony) qui guide et rappelle aux danseuses les mouvements à suivre. Plaisir du son mais aussi des yeux grâce à une chorégraphie minimaliste et millimétrée qui nous fait vibrer, chavirer de l'intérieur et permet même la méditation. Une révélation, proche du chef d’œuvre, promue par les femmes. Du Gospel islamique : meilleur témoignage de la foi en ces temps troublés.
CD "Deba à Mayotte" Ocora Radio France Takamba distribué par Harmonia Mundi Crédit photo : S.Delphin et J.E. Mandengué avant le concert à l'église Saint Eustache à Paris dans le cadre du festival Paris Quartier d'Eté24 juillet 2010
Ecrit par Jean-Éric MANDENGUE
BALLET ROYAL DU CAMBODGE : renaissance d’un art héréditaire
Entre 1975 et 1979, un peuple entier est condamné à mort par les dirigeants du Parti communiste cambodgien du Kampuchéa (PCK). Durant cette période de sinistre mémoire, l’organisation khmère rouge, Angkar padevat (organisation révolutionnaire), met en place une dictature d’une extrême violence dont l’objectif sera d’éradiquer par le génocide l’intellectualisme bourgeois, les minorités ethniques, la religion, l’influence capitaliste occidentale, la culture et les traditions séculaires tels que la danse, considérée trop élitiste.
Aujourd’hui, un attachement fort des Khmers à leur culture fait revivre et connaître la danse si bien que le Ballet Royal du Cambodge a été déclaré Chef-d'œuvre du patrimoine immatériel de l'Humanité par l'UNESCO en 2003. Les danses Apsaras connaissent désormais une popularité de plus en plus vive, tant auprès du peuple cambodgien qu’à l’extérieur du pays.
Le 10 octobre dernier, la scène de la Salle Pleyel accueillait le Ballet Royal du Cambodge et ses 38 artistes, pour deux représentations : La légende de l’Apsara Méra, une chorégraphie de S.A.R. la Princesse Norodom Buppha Devi.
Fidèle à la conception hindouiste selon laquelle la grâce et la préciosité de l’expression féminine sont le miroir de la beauté céleste, la tradition cambodgienne est imprégnée de l’aura des mythiques danseuses Apsaras au visage impassible, personnages quasi fantastiques flottant à la surface d’un monde invisible qui habitaient l’imaginaire des temples d’Angkor dès avant le VIe siècle.
Plus de 4000 postures codifiées appartiennent au répertoire de base, et un apprentissage d’environ 10 ans est nécessaire avant de pouvoir se prétendre danseuse Apsara. De même pour les musiciens qui doivent faire ce travail de reconstitution et qui doivent travailler de longues années avant de maîtriser parfaitement leur art.
On reste suspendu hors du temps, happé par la magie de cet art perpétué par le corps de ces jeunes danseuses gardiennes des sanctuaires d’Angkor dont la grâce, espérons-le, saura nous émouvoir pour très longtemps encore.
Ecrit par Stéphane Delphin
DRUMMIN' THURSDAYS
Concept développé par Syncope / Dj Live Up, ces soirées mélangent percussions traditionnelles live et DJ World an' Reggae. L'édtion 2010 a vu le jour au Bar le Carbet (Paris 11e) avec le percutant Thierry Galand Krucial Club. Un évenement Syncope (ci dessous vidéo édition du 5 août 2010)